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 [BG] Vrolg.

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Vrolg, Gorlak



Nombre de messages: 95
Localisation: France
Date d'inscription: 14/03/2009

MessageSujet: [BG] Vrolg.   Dim 15 Mar - 20:14

Citation:

Accouché dans la forêt, mère morte bébé né
de sang aspergé, le père doit décider.
Il prit le pleureur dans ses bras,
Soupesant l’être mis à bas.
Il hocha le chef distinctement,
Le prenant sous son aile irrésistiblement.
Vrolg le nomma-t-il,
Voici sa vie, son fil.

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- « Ouin ! Ouin ! »
- « Mais tu vas la fermer ta putain de grande gueule ! »
Le père s’avançant vers le bébé en pleure, il s’abaissa sur le berceau de paille, montrant les crocs au nouveau-né.
- « Si j’avais su, j’t’aurais laissé dans la forêt avec les loups, t’es bon qu’à t’faire bouffer ! »
Il émit un long grognement avant de se redresser, gardant les yeux rivés vers le bébé qui semblait s’être calmé après cette altercation. Le père bien qu’agressif apporta au nourrisson un petit bol de lait de chèvre, qu’il lui fit boire doucement.
- « Dans quelques années, tu pourras porter une arme, et crois moi, tu vas la porter. »
Un mince sourire se dessinait sur le visage éraflé de toutes parts du mâle.

oOoOoOoOoOoOoOo


Dès le plus jeune âge il faut forger le physique et le moral du jeune mâle, espérant qu’il restera dur et fier toute sa vie.
- « Fléchis tes genoux ! Mais qu’est-ce que c’est qu’ça ?! T’arriveras jamais à rien comme ça, allez ! Frappe ! Frappe j’te dis ! »
Le jeune Gorlak, quelques années tout au plus était fixe, les genoux plus ou moins plié, devant son père, une bête imposante. Il tenait maladroitement, de ses mains frêles, une arme de bois d’ébène qu’il tentait de manier du mieux qu’il le pouvait. Répondant aux demandes de son géniteur, il chargeât son adversaire, lui assenant plusieurs coups de son instrument de combat, rapidement et aisément évités par l’ennemi.
Le père cependant heureux de la réaction plutôt sanguine de son fils continua l’entraînement dans la même direction, titillant le jeune de quelques remontrances et autres insultes qu’il avait l’habitude d’employer. Le tout se répétant jusqu’à la tombée de la nuit.
Ainsi se déroula le premier jour de l’entraînement de Vrolg.
Une fois à la maison, les deux Gorlaks épuisés ne prirent pas le temps à leur joute oratoire qui était pourtant devenue habituelle : « Fais donc la bouffe le vieux ! » « J’suis ton père sale merde, tu vas t’en prendre une si tu m’sers pas tout d’suite ce putain d’sanglier ! » Le vainqueur était bien entendu l’ancêtre, mais il aimait ces chicanes, il nouait un lien avec son fils d’une façon étrange, mais réelle ; père et fils étaient très proches.
Les premières semaines d’exercices suivirent. A chaque jour, son exercice :

Lundi – Chasse.
Mardi – Bûcheronnage.
Mercredi – Entraînement.
Jeudi – Entraînement.
Vendredi – Chasse.
Et la fin de semaine était réservée au repos et aux exercices mineurs de musculations précaires ou de chasse pour renflouer leur garde-vivres.

Les années passèrent et le jeune Gorlak approchait de l’âge adulte, encore quelques mois d’entraînement et le tour était joué. Le désormais vieux père n’avait plus grand-chose à apprendre au plus jeune, les combats devenaient serrés lors des entraînements. Il le prit à parti pendant l’un d’eux :
- « Ecoutes moi bien mon fils. Nous vivons pour l’instant reclus, car nous ne pouvions vivre dans la Sainte Citée, un père élevant seul son fils…On t’aurait et on m’aurait traité d’lopettes. Mais tu seras bientôt en âge de partir et de vivre dans cette ville, Luk’Maar. J’veux que tu restes fier de qui t’es, et qu’tu leur montre de quoi t’es capable. »
L’ancien toussota quelque peu, l’âge reprenant doucement ce qu’il avait laissé en suspend.
- « Aujourd’hui sera ton dernier entraînement, après je te laisserais vivre seul dans cette forêt qu’tu connais bien, et tu r’viendras me voir lorsque » Il s’arrêta quelques instants, désignant de l’index un arbre. « Lorsque les feuilles de ces arbres auront repoussés, il sera alors temps qu’tu partes. Tu m’as compris ? Allez. Prends ça, c’était mon arme pendant la Grande Guerre, j’veux que tu la gardes éternellement, t’entends ? »
Le militaire retraité tendit une longue lance à son enfant, et l’incita à partir d’un geste du menton. Sans plus de moments tendres et affectueux, l’adolescent hocha vivement le chef, puis partit au fin fond de la forêt au pas de course.

oOoOoOoOoOoOoOo


Survivre…C’était le mot qui revenait à l’esprit du Gorlak. Cet environnement n’était pas le sien, d’autres créatures s’y connaissait bien mieux que lui, et il devait leur échapper, ou les tuer. Il préférait la seconde option. Il passa sa première journée à errer, il connaissait des points d’eau, mais aucun ne lui garantissait une protection autour, aucun moyen de créer une cabane, aucun moyen de vivre dans une quelconque grotte. Il errait donc à la recherche d’un point d’eau quelconque qu’il ne connaissait pas, et qui lui offrirait la protection précaire dont il avait besoin. La quête de sa journée fut bien remplie, il suivit une rivière qui le mena vers une petite chute, près de rochers. Il décida de s’installer ici pour la nuit.
Tourner, tourner, souffler, tourner. Le feu était prêt. Dans son errance journalière il avait trouvé plusieurs fruits et autres animaux des bois, faciles à chasser, tels que les écureuils et autres lapins. Il se fit un petit festin avant de s’endormir auprès du feu, tout allait pour le mieux.

En effet, tout allait et tout alla pour le mieux, il vécu le temps que son père lui avait demandé dans ces bois, affrontant parfois un ours, ou un serpent géant, mais s’en sortant souvent indemne, l’allonge de l’arme que son père lui avait donné était fantastique. Il retrouva tant bien que mal le chemin vers son ancienne maison, tout terrain pouvant être son foyer désormais. Son père l’attendait de pied ferme, un mince sourire se dessina sur son visage, craquelant sa peau ridée.
Les directives à suivre furent simple, prendre le nord et marcher sans s’arrêter jusqu’à trouver une grande ville. Plutôt efficace. Il hocha de nouveau le chef, comme il l’avait fait avant de partir en forêt, et remercia son père en lui serrant la main, et il partit, encore, au pas de course, désireux de connaître son avenir.
Des années passèrent avant que le Gorlak n’atteigne Luk’Maar, il s’était installé pendant plusieurs mois dans différentes forêts et montagnes, profitant de sa vie de nomade. C’est uniquement lorsqu’il eût réellement l’envie de s’installer et de rencontrer d’autres des siens qu’il arriva dans la citée.
Vrolg était présent, et la civilisation était loin d’être chose connue dans son esprit encore sauvage.


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